dimanche 15 juillet 2012

Thales : il y a urgence !

[le communiqué de presse du 16 juillet 2012 associé]



L'Inter-centres CFE-CGC de Thales (deuxième organisation syndicale du groupe, 35.000 salariés en France, 65.000  dans  le  monde),  constate  aujourd'hui  qu'un  nouveau  palier  vient  d'être  franchi  par  le  projet  du président de Thales, de mettre en place une nouvelle réorganisation au sommet du Groupe. En effet, cette restructuration  devrait  rattacher  tous  les  DG  des  sociétés,  ainsi  que  le  DRH  groupe,  à  son  numéro  2,  et devrait être annoncée au Comex le 24 juillet. Le DRH du Groupe, Loïc Mahé, choisi il y a deux ans, vient d’être remercié alors qu’il tentait de maintenir le dialogue social. 
Ce projet dévoilé, dénoncé une nouvelle fois par l'Inter-centres CFE-CGC, vient de replonger l'ensemble de Thales, des ouvriers, administratifs, techniciens, ingénieurs et cadres jusqu'aux directeurs généraux, dans un climat de stress, de terreur, et de refus désormais affiché à cette gouvernance dictatoriale et solitaire.  



La  CFE-CGC  condamne  ce  projet  qui  marque,  cette  fois,  l’arrêt  brutal  du  dialogue  social,  tradition  de toujours du Groupe constitué de 80 % de cadres. Une telle mise au pas a déjà été réalisée par Luc Vigneron chez Nexter, avec les effets que l'on sait sur l'emploi, au seul bénéfice de résultats uniquement financiers. 
La vraie richesse du groupe ce sont les hommes et les femmes qui le composent

La CFE-CGC s'interroge sur le calendrier de cette annonce, simultanée avec celle notamment de PSA, et juste  postérieure  au  changement  de  gouvernement  :  une  telle  coïncidence  laisse  des  doutes  chez  les salariés. Cela est-il compatible avec les projets du nouveau gouvernement sur l’avenir de Thales ? 

L'Inter-centres  CFE-CGC  demande  rendez-vous  avec  les  ministères  de  la  Défense  et  du  Redressement productif pour exposer les conséquences sociales - emploi et risques psychosociaux , économiques, mais également  sur  l'indépendance  nationale  de  cette  gouvernance.  Il  en  appelle  à  l'État  pour  prendre  ses responsabilités  de  premier  actionnaire  de  Thales,  en  redonnant  à  l'ensemble  du  personnel  et  à  son management les moyens de redevenir fiers de leur Groupe, en leur redonnant une gouvernance à même de leur faire partager une vision industrielle et stratégique de Thales. Il y a urgence.      

4 commentaires:

  1. Salarié inquiet16 juillet 2012 à 18:30

    Des rumeurs d'écoute des communications téléphoniques de certains !
    Paranoïa ou prudence ?

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    1. Gilbert BROKMANN17 juillet 2012 à 11:12

      Des rumeurs, c'est sûr, d'autant qu'en haut lieu, on recherche certainement le ou les auteurs des fuites récentes... Mais, n'y aurait-il pas des précautions juridiques à de telles surveillances, si il y en avait réellement ?
      En attendant, nous ne saurions vous recommander que la plus grande prudence.

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  2. Salarié sans usine, sans emploi, sans direction17 juillet 2012 à 13:05

    Vous parlez de Fournié comme dauphin ?

    Après la nexterisation avec Vigneron, voici l'alcatelisation avec Fournié ! Moins d'emplois avec le premier, moins d'usines avec le second : rappelez vous d'ALcatel, groupe industriel sans usine !

    A quand Thales sans Direction ?

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    1. Gilbert BROKMANN17 juillet 2012 à 13:13

      A la CFE-CGC, l'autogestion n'est pas notre objectif de gouvernance.

      Pour nous, peu importe le nom du PdG,Vigneron, Fournié ou qui que ce soit d'autre, ce qui compte, c'est la méthode de gouvernance, la ligne stratégique suivie, l'adhésion qu'il saura obtenir des salariés et du management. C'est pourquoi nous en appelons à l'Etat pour lui définir clairement ses objectifs.

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