vendredi 16 novembre 2012

Thales: le théorème de la succession

Lu dans le Monde en date du 16 novembre, sous la plume de Stéphane Lauer :

Les nominations politiques dans la sphère économique se suivent, mais ne se ressemblent pas. On a eu droit au camarade de promotion (Jean-Pierre Jouyet) à la Caisse des dépôts, à l’invité surprise qui ne fâche personne (Nicolas Dufourcq) à la Banque publique d’investissement, et, enfin, à l’atterrissage d’urgence à la tête d’Aéroports de Paris du chiraquien Augustin de Romanet. 
Qu’en sera-t-il chez Thales? Le dossier constitue en tout cas une bonne occasion pour l’Etat de jouer pleinement son rôle de premier actionnaire avec 27% du capital d’une entreprise, qui porte des enjeux de souveraineté évidents. 
Jusqu’à cet été, le remplacement de Luc Vigneron à la tête du groupe

vendredi 9 novembre 2012

Thales se cherche un nouveau pilote

(Article Challenges du 7 novembre 2012)

Le PDG, Luc Vigneron, est sur un siège éjectable. Les actionnaires majoritaires, l'Etat et Dassault Aviation, cherchent celui ou celle qui le remplacera. Et de nombreux noms circulent.


Luc Vigneron survivra-t-il au nouveau psychodrame qui secoue Thales ? Comme annoncé le 25 octobre par Les Echos, le patron du groupe d’électronique et de défense est sur un siège éjectable. Depuis quelques jours, l’Etat et Dassault Aviation, respectivement actionnaires à 27 et 26 %, négocient activement pour trouver le nom d’un remplaçant. "Ils veulent régler la question avant fin décembre", assure un familier du secteur.
Une chose est sûre : le dialogue entre les syndicats et Luc Vigneron est au point mort. Les représentants CFDT, CGT et CFE-CGC du groupe s’étaient déjà fendus d’une lettre ouverte au vitriol le 12 septembre, dénonçant un "pompier pyromane" et des "réorganisations et coupes claires" motivées par "la recherche de résultats financiers à court terme".
La situation n’a fait qu’empirer depuis. "Le dialogue est définitivement rompu, assure Gilbert Brokmann, délégué CFE-CGC du groupe. On attend désormais des actionnaires qu’ils choisissent un nouveau patron, et qu’on tourne la page. Ces crises internes et réorganisations permanentes ne sont plus tolérables."  Lire l'article


Suites du rapport Gallois : Priorité à l’industrie !


Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, annonce les mesures issues du rapport Gallois que le gouvernement compte mettre en œuvre dans un premier temps.

Pour la CFE-CGC, si nous comprenons la volonté de décorréler la mesure de compétitivité-coût du financement de la protection sociale, nous sommes réservés sur l’impact du crédit d’impôt de 20 milliards d’euros. Dans le contexte actuel, combien de chefs d’entreprise vont se lancer dans des investissements et l’embauche de salariés dans l’attente d’un impôt sur les sociétés minoré en… 2014 ?

La CFE-CGC souligne l’importance donnée, dans les propositions de Louis Gallois, au mode coopératif et au dialogue social. Il convient, très rapidement, d’identifier les trajectoires qui vont permettre à la France de redresser son industrie, de donner de la lisibilité aux stratégies à mettre en œuvre tout en redorant le blason de l’industrie. Il faut impérativement redonner envie aux jeunes générations et à leurs parents de travailler dans l’industrie !

L’énergie – électricité en particulier – est le seul facteur de compétitivité-coût en faveur de notre industrie. Il convient donc de prendre toutes les mesures pour le conserver, en préservant, dans le futur, l’avantage de notre filière industrielle nucléaire (générations 3 et 4).

Le rejet du potentiel constitué par l’éventuelle exploitation des gaz de schiste est handicapant. À l’heure où on nous promet une hausse de 50 % du prix de l’électricité d’ici 2020, il est impératif de démontrer que les entreprises ne seront pas pénalisées comme les ménages dans leur pouvoir d’achat.

Les premières mesures en appellent d’autres, très vite. Nous ne pouvons attendre 2016 pour l’élaboration d’une vraie fiscalité écologique.

Quant aux partenaires sociaux, il leur appartient d’avancer et de conclure efficacement dans la négociation sur la sécurisation de l’emploi.

jeudi 8 novembre 2012

RAPPORT GALLOIS - IL EST TEMPS D'AGIR


C’est avec grand intérêt et satisfaction que la CFE-CGC a pris connaissance des orientations et préconisations du rapport de Louis Gallois remis au Premier ministre sur la compétitivité de notre industrie.

Le choc de confiance mis en avant par le Commissaire général à l’investissement doit mobiliser tous les acteurs de notre économie :

  •  Les pouvoirs publics pour qu’ils créent les conditions de l’innovation de l’entreprenariat pour une stabilité et une simplification de l’environnement législatif règlementaire et fiscal et par des incitations ;
  •   L’ensemble du monde de la formation initiale et continue pour doter chacun des atouts pour trouver ou conserver un emploi ;
  •  Les entreprises, acteurs essentiels de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Celles-ci doivent se poser régulièrement la question : ne doit-on pas tout mettre en œuvre pour toujours davantage produire en France ?
  •  Les salariés qui doivent s’investir dans le dialogue social pour trouver les solutions les mieux adaptées à la sauvegarde de l’emploi.


Finalement, il n’est pas tant question de distinguer compétitivité coût et hors coût. Les deux sont complémentaires.

En mettant en œuvre rapidement l’ensemble des mesures proposées par le rapport Gallois, le gouvernement fera œuvre utile et sera certain que chacun y trouvera son compte, les zélateurs de la compétitivité coût comme ceux qui promeuvent la compétitivité hors coût.

lundi 5 novembre 2012

Thales : qui pour remplacer Luc Vigneron ?


Thales : qui pour remplacer Luc Vigneron ?




On a beau tourner et retourner l’affaire dans tous les sens, la messe semble dite. Selon toute vraisemblance, le PDG de Thales Luc Vigneron devrait être poussé vers la sortie d’ici la fin de l’année, dix-huit mois avant l’échéance de son mandat, prévue mi-2014. Comme l’ont expliqué les Echos et la Tribune, la crise aiguë entre les organisations syndicales et le PDG de Thales ont fini par provoquer les foudres des deux actionnaires de référence du groupe d’électronique, l’Etat (27%) et Dassault Aviation (26%). Le dernier conseil d’administration a même vu le recadrage de Luc Vigneron par un représentant de l’Etat, Olivier Bourges, approuvé par Charles Edelstenne : les deux hommes ont déploré le manque de dialogue du PDG de Thales avec les syndicats. Peu avant ce conseil, Charles Edelstenne avait même reçu directement les syndicats de Thales, une première -sans que Luc Vigneron soit au courant, assure une bonne source. « L’Etat et Dassault sont en train de chercher des noms, et veulent aboutir avant la fin de l’année », assure un très bon connaisseur du dossier.