vendredi 9 octobre 2009

Il va bien falloir qu'ils s'y mettent

Jusqu'à présent on était dans le déni : inutile de traiter des risques psycho-sociaux car il n'y a pas.

Il a fallu que le CHSCT bataille ferme pour que ces risques figurent dans document unique d’évaluation des risques, et ce n'est pas fini car à ce jour ce document n'est pas encore finalisé. Pourtant, l’employeur qui manque à son obligation de transcrire et de mettre à jour les résultats de l’évaluation des risques est passible d’une peine de contravention de 5e classe [C. trav., a rt. R. 4741-1], soit une amende d’un montant maximal de 1 500 € ou 3 000 € en cas de récidive.

Ce document doit permettre à toute personne intéressée de connaître les données issues de l’analyse des risques professionnels, mais également de contribuer au dialogue social au sein de l’entreprise sur l’évaluation elle-même et, au-delà, sur la conception et la réalisation des mesures de prévention qui devront, en tant que de besoin, faire suite à l’évaluation des risque.

A présent, le ministre du Travail Xavier Darcos donne 5 mois pour que les entreprises de plus de 1000 salariés mettent en place des négociations sur l'amélioration des conditions de travail. Il promet de publier sur internet la liste des entreprises qui ont négocié, celles qui n'ont pas négocié, ainsi que les résultats de ces négociations.

Ben, yapluka.....

2 commentaires:

  1. Enfin,mieux vaut tard que jamais, encore faut-il que ce ne soit pas des belles paroles.
    Dans notre métier, il ne faut pas perdre de vue que nous sommes soumis indirectement au stress et aux tensions de nos clients. Non seulement, il faut gérer le pressing interne, car ne nous voilons pas la face: il existe sous différents aspects, et en plus quand on se retrouve en mission, rebelote avec des clients qui en demandent toujours plus car leurs budget et leurs effectifs sont réduits... Je n'entend parler que de ROI (Return Of Investment), mais les conditions dans lesquelles on y parvient ... et bien on s'en fout.
    Ces "négociations" sont un premier pas, à nous de faire avancer les choses dans le bon sens. On pourrait faire une forme de sondage pour recenser des idées différentes pour apporter des améliorations. Il faut arriver avec des idées ...

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  2. La grande difficulté sera de prendre la mesure du stress et d'en analyser les causes.
    Sur certaines d'entre-elles, nous pourrons agir. D'autres sont inhérentes à notre système économique, il faudra alors trouver le moyen d'en adoucir les conséquences.

    Les idées ne pourront venir qu'après le diagnostic.

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